Une médiation doit être engagée pour sortir de l'impasse

Après une semaine de grève supplémentaire et sans avoir rencontré les grévistes, Pascal Bugis fait, au nom de l’ensemble des maires de l’agglomération, exactement les mêmes propositions que celles formulées le 26 avril, au mot près.


Quel mépris pour les éboueurs ! Quelle irresponsabilité !


Des demandes aussi légitimes que la présence en CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) de la médecine du travail et d’un psychologue du travail sont dédaignées.


Refusée également, la mise en place d’un groupe de travail ayant pour objectif de définir un plan d’actions pour une meilleure prise en compte de la santé et de la sécurité au travail.

La validation de la réorganisation du travail par les représentants du personnel n’est pas non plus retenue.

La demande de pérennisation de tous les contractuels de plus de trois ans n’est à ce jour pas entendue.


La sécurité même des agents dans l’exercice de leur fonction n’est pas assurée ; et par conséquence, celle de la population ne l’est pas non plus.

La détermination des grévistes et le soutien de la population devraient inciter nos élu.e.s à une impérative prise en compte des revendications, qui sont loin d’être démesurées.

Au vu de l’impasse dans laquelle se trouve le conflit, nous avons demandé à Madame la Préfète qu’une médiation administrative soit mise en place. Nous attendons sa réponse.


Ne nous trompons pas de responsables : si la situation pose d’importants problèmes d’hygiène et de salubrité publique, c’est Pascal Bugis qui en est responsable.

Nous nous adressons à l’ensemble des maires des communes de la Communauté d’Agglomération pour qu’ils interviennent, afin qu’une véritable négociation soit engagée.

Une grève de cette ampleur est le symptôme d’une gestion désastreuse, tant en termes de ressources humaines qu’en termes d’organisation et de respect du droit du travail.