Nous appelons la population à manifester son soutien aux éboueurs en grève

Nous sommes aux côtés des éboueurs, qui entament leur deuxième semaine de grève.

Il faut négocier dans les plus brefs délais et répondre aux revendications légitimes de ces travailleurs essentiels.

Eboueur est un métier à risques élevés (exposition aux intempéries, dangers liés à la circulation, fortes expositions à des risques de chutes, d’infections et d’affections des voies respiratoires, horaires décalés, bruit…).

Les agents dénoncent de graves manquements au code du travail : mesures élémentaires d’hygiène bafouées, absence de suivi médical et de médecine de prévention des risques, aucune évaluation des risques professionnels en situation réelle de travail, absence de formation de prise de poste, de formation santé et sécurité…

La situation met en lumière la grande précarisation des emplois (plus du tiers des éboueurs sont contractuels) et une gestion délétère fondée sur l’intimidation, le mépris et l’arbitraire des évolutions de carrière...

Une grève qui en dit long sur les graves dysfonctionnements dans la gestion des ressources humaines et sur la détérioration des conditions de travail de ce service de la communauté d’agglomération.

Les négociations sont pour l’instant dans l’impasse.

- Des demandes aussi légitimes que la présence en CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) de la médecine du travail et d’un psychologue du travail sont dédaignées.

- Refusée également, la mise en place d’un groupe de travail ayant pour objectif de définir un plan d’actions pour une meilleure prise en compte de la santé et de la sécurité au travail.

- La validation de la réorganisation du travail par les représentants du personnel n’est pas non plus retenue.

- La demande de pérennisation de tous les contractuels de plus de trois ans n’est à ce jour pas entendue.


Quelques petites avancées cependant : un dialogue plus direct avec le chef de service sera mis en place. Les nominations, le taux de promotion, l’évolution de carrière et les régimes indemnitaires seront en partie réévalués à la hausse.

Les réponses données à ce jour ne sont pas à la hauteur des revendications, au vu des conditions de travail particulièrement dégradées de ce service.

La détermination des grévistes et le soutien de la population permettront, espérons-le, un déblocage rapide de la situation ; Pascal Bugis, maire de Castres et Président de la CACM, ainsi que les maires des treize autres communes membres doivent mettre en œuvre un véritable dialogue de manière urgente afin de résoudre au plus vite les graves problèmes d’hygiène et de salubrité publiques que posent l’amoncellement désordonné de déchets sur l’ensemble du territoire. Les commerces eux-mêmes subissent une dégradation de leur environnement, peu propice à leur activité.