Investir plutôt qu'entretenir : une devise qui a du plomb dans l'aile...

Pascal Bugis investit à tout va, mais oublie les fondamentaux d'une bonne gestion : l'entretien des bâtiments municipaux et intercommunaux !

Etre attentif aux coûts de fonctionnement est une chose, ignorer totalement l’entretien et les engagements à long terme en est une autre...

Les choix budgétaires sont clairs : on investit dans l'immobilier, dans l'automatisation au détriment de l'humain (voir les sommes considérables consacrées aux points enterrés de collecte de déchets, aux camions-bennes avec bras articulés, pour ne citer que les choix faits dans le service de la collecte des déchets de la Communauté d'agglomération…). Mais on n'entretient pas les bâtiments et on déconsidère ses agents (la récente grève des éboueurs est pour cela particulièrement significative).

Résultats parmi les plus récents :


- une médiathèque fermée depuis lundi. M. Bugis s’est bien gardé d'en tenir informé.e.s les élu.e.s lors des séances du Conseil Communautaire et du Conseil Municipal de cette semaine, sans parler d’une information à la population ! Le projet d’une nouvelle médiathèque est en cours depuis des années, et ne verra le jour au mieux qu’en 2024-2025...

- un conservatoire qui doit annuler ou déplacer des cours.

- un collège des Cèdres proposé au plus offrant (la mairie est propriétaire du bâtiment.. sans entretien depuis des années, l’investissement nécessaire aujourd’hui est colossal… Les sommes nécessaires auraient pu faire l’objet d’un investissement multi-partenarial avec l’État, la Région, le Département et le privé si la volonté politique locale était présente !). Cela aurait autorisé un projet au service de la population au lieu de devenir une transaction uniquement abordée sous l’angle de l’investissement privé.

- une piscine fermée dans le quartier de Lameilhé


Nous l’avons encore souligné lors du Conseil Municipal de mardi : des sommes importantes sont consacrées à l’acquisition d’immeubles sans que soient communiqué dans les délibérations le motif de ces acquisitions : 755 000 euros lors de la séance de mardi dernier !

Rappelons encore une fois que l’intervention publique dans l’immobilier ne peut s’exercer que pour mettre en œuvre des opérations d'intérêt général : réalisation d'équipements collectifs, valorisation du patrimoine, lutte contre l'insalubrité, développement d'activités économiques, lutte contre la spéculation, etc. Son exercice doit donc toujours préciser l’objectif poursuivi.

Ce n’est jamais le cas à Castres.

Lorsque nous demandons des précisions, la seule réponse qui nous est donnée : allez voir le juge ! Le dialogue selon Pascal Bugis ne peut passer que par la justice. On reconnaît bien là l’avocat ! Quid du débat démocratique...